J'ai beau posséder ce qui semble essentiel,
Etre entourée d'amis et aimé peut-être,
Je sens un vide au fond de mon être,
Je ne ressens plus d'enviEs ni d'étincelles.
Je me vois comme surplombant une mer agitée,
Qui ne cherche qu'à me haper,
Moi, juge impartial déchu, trAhi et rejeté,
En haut de mon piton rocheux accidenté.
Je sens le rocher se fissurer,
Ce qui était la base de mon essence
Est en train de glisser et de m'emporter
Dans l'abime et la douleur de mon existEnce.
Envie de t'en vouloir pour ta folie égoïste,
D'avoir brisé l'osmose du ciel et de la Terre,
Le ciel déchainant sa colère agite et boulverse la mer,
Qui m'engloutit par désespoir et vision de sa perte.
Puis les vents alentours prennent part à cette querelle,
Ne sachant plus que faire de mon être frêle,
Ils me tirent, me poussent et s'emmèlent,
Perdus dans cette houle de sentiments caramels.
Le soleil me porte conseil que la lune dément selon son avis,
Quelques heures séparent mes ressentis,
J'agis différEMment que le ciel soit clair ou gris,
Démollissant tour à tour la défense d'autrui.
Pourquoi ce conflit s'accroche-t-il autant?
Est-ce le fruit du hasard, du destin si l'on y croit,
Ou la main de Dieu nous punissant
D'un quelconque domage causé autrefois?
Choisir c'est être montré du doigt,
Non plus par la main de Dieu cette fois,
Mais par la vague de la mer,
Ou par la pierre de la Terre.
Mais moi, je ferai un tout autre choix,
Celui de sauter dans la mer emportant le rocher,
Pour nous lier à jamais tous les trois,
Et tromper ainsi celui qui voulait nous séparer.
tExt by moa